Pourquoi le cerf comme symbole ? Ses bois sont comme des antennes, ils écoutent le monde, captent ce qui circule autour et relient les étoiles au sol. Ses pieds sont eux profondément ancré dans la terre. Le cerf c’est aussi une rencontre mais ça… c’est une autre histoire
Je viens du jeu, du corps et du récit.
J’ai commencé mon parcours comme animateur dans des clubs de vacances, là où l’on apprend très vite à capter l’attention, à improviser et à créer du lien. Très tôt, le théâtre et le mouvement s’imposent comme des langages essentiels. Je me forme alors à l’École internationale de mimodrame Marcel Marceau, au Forum du Mouvement et au Cours Clément.
J’intègre ensuite plusieurs compagnies de théâtre — dont la Cie Pour l’Artisanat des Menteurs, auprès de laquelle je me forme au conte avec Sébastien Abbé — puis d’autres compagnies comme Les Lutins, Un d’Essence, Motus et Bouche Cousue ou encore Carabosse. J’écris, mets en scène et interprète différents spectacles, parmi lesquels Bleu de Chine , Le Phare de l’illusion et J’aurais voulu être un Gourou. Parallèlement, je donne des cours de théâtre et de mime à Paris.
Peu à peu, une évidence s’impose : le jeu est un formidable révélateur. Je me forme alors à l’intégration du jeu dans le monde de l’entreprise auprès de Dominique Segura (Latem) et commence à concevoir des expériences ludiques immersives. Murder parties, grands jeux narratifs et dispositifs participatifs prennent place dans des contextes très variés : châteaux, médiathèques, entreprises ou lieux urbains.
J’interviens notamment pour L’Équipe Ludique, EDF, la CMCAF, Mediaperf, Plaine Commune ou encore PCH. Cette exploration du jeu me conduit également à la création d’un jeu de plateau,
Artest, conçu avec Alexandre Maupied, où l’univers artistique devient terrain d’enquête et de création.
Au fil de ces expériences, un fil rouge se dessine : raconter, faire jouer, faire ressentir. Travailler avec des publics très différents m’a permis d’affiner mon écoute et de comprendre que chaque expérience gagne à être vécue avec authenticité et simplicité..
Face à l’essor du jeu vidéo et des expériences dématérialisées, j’ai ressenti le besoin de revenir à l’essentiel : un espace réel, sensible, vivant. C’est ainsi qu’apparaît l’aventure du
Domaine du Denais. Un terrain de jeu de 15 hectares, capable d’accueillir festivals, entreprises, grands jeux immersifs et activités atypiques.
Dans le même temps, un immense labyrinthe végétal y prend forme. Le Domaine devient alors un laboratoire à ciel ouvert, un lieu d’expérimentation où se rencontrent le jeu, le récit, le corps et l’émotion.